vendredi 22 décembre 2006

Candace Walsh / valentino valentine




sij’étaistapetiteamielang
je sentirais que c’est comme coucher avec elvis
je me sentirais une vampire
et je ne m’habillerais
jamais.
sij’étaistapetiteamienina
mais c’est trop tard.
je ne veux plus.
comme une vache folle.
crème de soupe au poulet.
petit agneau perdu.
sij’étaistapetiteamiestephen
tu me tromperais
je serais obligée d’être frigide
alors tu pourrais être
serveur dans un bar type pas de baise raisonnable
qui justifie que tu lui flanques une volée suggestivement
en route pour les urinoirs
à la fille cruche qui boit allumeuse
coincelacoincela dans un coin mec
m  e  c
ohyeux
bleus. ojlesouhaitepardessustout
tu existes pour être sacrifié
(mais je t’ai sacrifié)
sij’étaistapetiteamieaustralian
mais maintenant je me calme.
est-ce que tu en fais tout un plat quand tu manges ?
est-ce que tu peux libérer la volée de pigeons voyageurs
et leur faire confiance pour qu'ils reviennent
vers toi ?
moi je crois.
moi je crois.
sij’étaistapetiteamieaustralian
je serais à la dérive.
je serais une mouffle
un manchon
je serais dans ta merde.
je serais une fille, une sacrée fille
en rouge et odoriférante, respectueuse.
un peu loupée.
un peu menottée
un peu presse-moi les boutons
pour me faire membrée
et très intelligente en même temps.
est-ce que tu les aimes offertes en spectacle
pour cartographier les grains de beauté, évasées &
coulant comme un petit ruisseau
le long de la berge ?
j’ai vu les premières scènes du kangourou.
mais oublions ça.
le mot clé étant si ce petit sifflement
à la jupe enlevée
d’un mot.
tu peux renifler
mon désir de jeune jument
d’un besoin.
c’est tellement chouette de s’asseoir et d’attendre.
je peux faire confiance à mes sens.
ils disent assieds-toi et attends.
j’ai un rendez-vous.
tu m’as manqué dans la jupe
et dans mes talons masochistes.
sij’étaisvotrepetiteamiecitronmeringue
sij’étaistapetiteamiegrosmelon
sij’étaistapetiteamiemariacallas
sij’étaistapetiteamiepalomino
sij’étaisvotrepetiteamieclochesd’argent
sij’étaistapetiteamietrampoline
sij’étaistapetiteamiedivinesalope
femmecassecouillesjprendspasdelamerde
je me prélasserais
au soleil
de votre énergie
vous dormiriez
au creux
de mes reins
je serais une fenêtre panoramique
et une gorgée
et un oreiller.
je ferais ma mue et deviendrais lueur
à enchanter votre monde familier.
je vous ferais dîner
n’importe quand.
je voudrais vouloir
rester
sur la pointe des pieds.
mais pas dans un brouillard.
je m’assurerais que vous avez été là
toujours là




Poème original :
http://www.thing.net/~sabina/valentine/walsh.html