jeudi 1 juillet 2010

Michael Dickman / Mes amis disparus reviennent


Si tu veux
revenir, juste toi seule,
je dis c’est bien

Depuis l’univers aplati
Depuis Son côté
du lit

Rase-moi la tête et mets-moi à terre avec toi environnée de
      trillium

Trillium
ou autre chose

Merde et violettes

*

Si tu veux
revenir, juste toi seule,
je dis c’est bien

Depuis le chant sans fin
depuis les branches glacées
des arbres verts

je veux te vendre de la lumière de soleil pour de la lumière d’étoile, ou de l’étoile pour de l’étoile, du
ciel
      qui disparaît pour
      du café au matin

Ce que je veux

Je veux te baiser encore
sur le sol
de la salle à manger

*

Si tu veux
revenir, juste toi seule,
je dis c’est bien

depuis ton cerveau piraté

depuis ton squelette
qui brille comme de la monnaie
sur un comptoir

ta vie en tant que lumière vient juste de commencer dans le cosmos, mais tu peux
      revenir si tu veux,

Quel endroit terrible ici

On clopine
pas dans les bras l’un de l’autre
pas comme de la lumière
du tout



(extrait de End of the West, Copper Canyon Press, 2009)

Ce texte a fait l'objet d'une lecture, le 26 juin 2010, à La Galerie, Centre d'Art Contemporain de Noisy-Le-Sec, dans le cadre de l'exposition Jason Dodge.

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