dimanche 22 août 2010

Matthew Rohrer



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C’est idiot de s’inquiéter à propos de ce qui existe réellement.
Règle tes propres paramètres.
Saccage un bloc, ordures partout, mais le vent sent comme les lilas.
Mercredi traînard au lit, je suis terrifié d’apprendre que Yeats avait raison.
Ca me donne l’air d’un morceau de ciment éboulé, rien d’autre.
C’est comme ça que les étudiants de l’occulte se rappelleront de moi.
Tous les autres ne se soucient même pas de savoir que les étoiles existent.



***

Les déchets dans la poubelle sont plus chauds que l’air.
La chaleur est épouvantable et nous ne possédons même pas notre appartement.
Les humains ne sont vraiment heureux qu’à partir de 30 ° Fahrenheit.
Et certains humains sont laids, ajoute ma femme.
Tels une tonsure autour de la ville – des nuages de chaleur orange.
Ensuite l’accordéon retient ses pleurs.
Je suis presque rien, de l’eau et de l’air, en gros.



***

Enorme, ma tête.
Pleine de gouttes de pluie.
Je veux me reposer dans un endroit où le ciel est interdit.
Chaque jour Tomaz nous écrit pour nous dire que c’est un nouveau jour.
Elle m’a envoyé une couverture dans laquelle elle s‘emmitouflerait, nue.
Le maïs qui a poussé cet été dans mon jardin, c'était énorme.





Extrait de A plate of chicken, Ugly Duckling press, 2009




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